vendredi 4 avril 2008

Après Hanami au Japon, Songkran en Thaïlande!

Tradition millénaire, Songkran (du sanskrit "sankranti ", i.e. révolution, celle de la terre autour du soleil) est le Nouvel An thaï.

Beaucoup profitent de l’occasion pour retourner dans leurs familles afin de célébrer l'évènement, payer leurs respects aux anciens et arroser copieusement tout ce qui bouge. Les festivités peuvent durer jusqu'à une semaine.

Guérilla aquatique

Dans tout le royaume, le long des routes et des rues, on peut voir des enfants qui, en embuscade, sont prêts à arroser les passants qui osent s'aventurer à découvert. Des pick-up patrouillent, chargées de «combattants», armés d'une joie féroce, puisant leurs munitions dans des barils géants pour les déverser sur la piétaille. Des bus sont inondés et parfois même de paisibles motards perdent le contrôle de leur monture en recevant le contenu d'un seau d'eau glacée. Certains "guérilleros" poussent le vice jusqu'à mélanger l'eau avec du talc ou de la farine, parfois de différentes couleurs, pour égayer le tout.

L'occasion de voir Bangkok faire une pause

Chaque année, Bangkok se vide pour Songkran. On estime entre trois cents et quatre cents mille le nombre de Thaïs qui quittent la capitale pour rejoindre leurs familles et profiter des congés. Tous les transports sont réservés des semaines à l'avance. Ceux qui restent peuvent alors jouir d'un calme inhabituel.

Mais la tradition n’en est pas moins respectée: beaucoup de personnes se rendent au Sanam Luang (esplanade royale) et au temple ‘Wat Pho’ afin d'obtenir des mérites en offrant des victuailles aux moines et en "baignant" la statue du Bouddha. Les grands hôtels proposent des "Festivals Songkran" et l'Office du Tourisme Thaïlandais (TAT) organise une journée "vannes ouvertes" sur la fameuse Khao San Road, bien connue des jeunes touristes.

Si rien de tout cela ne vous inspire, louez quelques cassettes vidéo et ne sortez pas de chez vous pendant quelques jours. Mais vous risquez tout de même de vous faire tremper juste au moment où vous pensiez qu'il n'y avait plus de danger. A ce moment là n’oubliez pas que vous êtes supposés riposter... par un large sourire.

Une fête populaire importante pour la famille

Ce qui n'était au départ qu'une cérémonie pleine de respect est devenu un défoulement débridé et, paraît il, propre à faire fuir les mauvais esprits… Dans les campagnes et chez les citadins qui observent les coutumes, la première journée est en principe celle du grand ménage de printemps : on nettoie la maison, puis tout le monde prend un bain "d'eau lustrale" et met des vêtements neufs. Les fidèles vont dans les temples pour écouter des discours sur le Dharma (la Loi Universelle).

Le deuxième jour, on prépare un repas en offrande aux moines et à la défunte parenté. Dans la cour des temples, de petites pagodes de sable sont élevées et décorées de fleurs et de drapeaux : elles peuvent symboliser la maison d’une vie future. Le matin du troisième jour (selon les provinces) on ouvre la cage aux oiseaux, on remet les poissons à la rivière et on asperge d'eau bénite et parfumée les images du Bouddha ainsi que la tête et les paumes des membres de la famille. L’idée sous-jacente est de laver les péchés de l’année écoulée, et de se purifier.

L'hommage aux aînés est une part importante du rituel. Cela s'accompagne de cadeaux, en général des étoffes offertes par les plus jeunes à leurs aînés, et ceux-ci bénissent leurs cadets en échange. Des statues du Bouddha sont convoyées en procession sur des véhicules et aspergées par la foule. En milieu de matinée, toutes les villes et les villages sont le théâtre de batailles rangées à coups de seaux et de fusils à eaux.

(source Voyage.com)






















mercredi 26 mars 2008

Le printemps revient, et Hanami avec lui...

Dès le début du printemps les japonais suivent la météo avec intérêt et attendent avec impatience la journée où tous les cerisiers éclosent. De nombreuses familles ou groupes d'amis iront ensuite pique-niquer par centaines sous les cerisiers dans une atmosphère des plus festives. Parfois avec la petite brise printanière les pétales se mettent même à voler par milliers, ce qui donne lieu à un spetacle magnifique.

La fleur de cerisier (Sakura no hana) est la fleur la plus appréciée par les Japonais. En effet de fin mars à fin avril la floraison de cerisiers est à la une de tous les médias nationaux.

Et dans l'archipel japonais, tout le monde surveille l'éclosion des premières fleurs de cerisier, annonciatrices de l'arrivée du printemps.

Chaque année ce sont les cerisiers de l'île d'Okinawa, île principale du département d'Okinawa à l'extrême sud de l'archipel japonais, qui donne fin mars le top-départ de la progression du front de floraison des cerisiers; les derniers cerisiers à fleurir sont ceux d'Hokkaïdô, au nord de l'archipel.

Le front de la floraison des cerisiers arrive à Tôkyô fin mars ou début avril, en général...

O-Hanami (littéralement "la vue des fleurs"...) est fondamentalement la célébration de l'arrivée du printemps. A cette occasion, le rituel japonais marquant le passage de l'hiver au printemps consiste à se rassembler sous les cerisiers en fleurs pour faire la fête entre amis.

Originellement O-Hanami était, à l'ère Heian (794-1185), un passe-temps réservé à l'aristocratie: les cerisiers en fleurs inspiraient les poètes. Ce loisir fut importé de Chine au cours de l'ère Nara (710-794): les Chinois, vivant sous le règne de la dynastie Tang, avaient coutume d'aller admirer les pruniers en fleurs pour célébrer la fin de l'hiver et le retour de la chaleur printanière...

O-Hanami devint une fête populaire pendant l'ère Edo Genroku (1688-1704) et est depuis une tradition nationale observée chaque année par une très grande majorité de Japonais. A l'époque d'Edo, Hanami était une rare occasion pour les gens du peuple de se rassembler et de parler librement entre eux, échappant momentanément aux strictes conventions sociales imposées par le pouvoir shôgunal.

Dans les régions agricoles, la floraison des cerisiers permettait de prédire la qualité des récoltes à venir et la fête Hanami avait une dimension religieuse. Les paysans invoquaient alors, suivant un rituel shintô, Saori, le dieu des champs, afin de s'assurer sa bienveillance pour une bonne récolte de riz. Et en automne, après les moissons, selon la croyance paysanne de l'époque, le dieu Saori quittait le monde des Hommes pour regagner la montagne, son domaine, où il redevenait Sanobori, le dieu de la montagne.

De fait, de nos jours, la célébration des cerisiers en fleurs constitue, chaque année, une occasion exceptionnelle pour les Japonais des grandes villes d'échapper un instant à l'oppressant conformisme social. Cette fête marque aussi dans tout le Japon le début de l'année fiscale, scolaire et universitaire. On chante, on danse, on blague et on boit beaucoup de bière et de saké sous les cerisiers en fleurs...

Il est d'usage au Japon de ne plus observer les rigides conventions sociales lorsque l'on boit en groupe. Par exemple, il est exceptionnellement permis de s'adresser à un supérieur en omettant son titre hiérarchique.

Dans les rues et les couloirs du métro de Tôkyô, c'est un spectacle saisissant de voir des milliers de Japonais s'abandonner à leur ivresse alcoolique! Chaque année, dans la seule ville de Tôkyô, une cinquantaine de personnes meurent pendant les quelques jours d'O-Hanami, le plus souvent sous l'effet d'une absorption excessive d'alcool.

Les lieux les plus prisés pour célébrer le retour du printemps sont:

- le parc du château d'Hirosaki, dans le département d'Aomori
- le parc d'Ueno à Tôkyô,- le parc du château d'Osaka
- la colline d'Arashiyama à Kyôto
- le parc d'Yoshinoyama à Nara, entre autres.

A Tôkyô, lorsque les cerisiers sont complétement en fleurs, le parc d'Ueno accueille quotidiennement, sous ses 1100 cerisiers, plus de 200000 joyeux fêtards! Dans la capitale les meilleurs emplacements sous les cerisiers sont réservés par les entreprises pour leurs employés. Dans chaque entreprise, quelques employés (les nouveaux venus, en général...) sont désignés pour aller réserver très tôt le matin un bon emplacement pour l'ensemble de leurs collègues qui viendront faire la fête en début de soirée. Cette année, au Parc d'Ueno, la floraison totale était le 24 mars.

La variété de cerisier favorite des Japonais est Somei Yoshino dont les fleurs sont composées de cinq pétales. Les fleurs épanouïes de cette variété de cerisier se fanent et se détachent de l'arbre au bout de trois ou quatre jours seulement; un symbole fort de la fragilité ; et de la brièveté de la vie humaine...

Et maintenant, ces quelques photos:




























vendredi 22 février 2008

Êtes-vous déjà allés à Krung Thep?

Krung Thep, signifie la Cité des Anges.

C'est une abréviation, le nom compelt étant Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahintara Ayuthaya Mahadilok Pop Noparat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Avaltan Sathit Sakathatiya Vitsanukram Prasit, ce qui veut dire:

Cité des Anges, écrin des gemmes divins, terre imprenable, grand royaume proéminent, délicieuse capitale du royaume aux neuf pierres nobles, siège suprême et palais magnifique, refuge des dieux et séjour des esprits réincarnés

Cette ville au nom si délicat est en fait...Bangkok!

lundi 11 février 2008

La Saint-Valentin au Japon

Le 14 février, la coutume au Japon est des plus surprenantes : les femmes offrent des chocolats aux hommes !

Le chocolat, acheté ou préparé maison, est destiné à l'homme aimé. S'il aime celle qui lui a offert le chocolat, il lui répond un mois plus tard, soit le 14 mars, en lui offrant des cookies. En absence de réponse, l'aimante doit alors se faire une raison.

Maintenant, la courtoisie veut qu'une femme offre en réalité du chocolat à tous les hommes qu'elle côtoie, en particulier les collègues de travail. Elle offre à ce moment-là du "giri choco", se traduisant littéralement par "chocolat obligatoire", c'est à dire du chocolat marché.En revanche, elle réserve le "honmei choco", soit "chocolat authentique", au favori, comme vous l'aurez deviné.
Mais comment la Saint-Valentin a-t-elle bien pu arriver au Japon ? Et surtout, pourquoi a-t-elle pris cette forme si étrange ?

L'Histoire va vous apporter les réponses.

Il aura fallu beaucoup de temps avant que la Saint-Valentin ne se fasse accepter, et ce en dépit des intérêts commerciaux qui finiront cependant par l'emporter.

En effet, dès 1936, des campagnes publicitaires tentent de lancer cette célébration, mais c'est un échec total.

Du coup, il faudra attendre après la guerre, en 1955, avant que des grands magasins n'ose risquer une nouvelle fois l'aventure, en essayant de répandre l'idée que les couples devraient s'échanger des cadeaux au moins une fois dans l'année. Mais, une fois encore, la sauce ne prend pas.

Quelques années plus tard, en 1958, un directeur des ventes d'un fabricant de chocolats, la maison Morozoff, entend parler de la Saint-Valentin par une de ses connaissances en Europe. Il décide alors d'exploiter commercialement cette idée, en vendant le 14 février des chocolats s'accordant sur le thème de la Saint-Valentin.

Voilà qui explique pourquoi aujourd'hui le chocolat est au centre du "white day" japonais. Reste une question : pourquoi les femmes seulement offrent et pas les hommes ? Sûrement pas, comme on pourrait le penser de prime abord, pour une raison de culture. Non, l''explication "marketing" est bien plus probante : l'intégration de la Saint-Valentin a été une offensive commerciale, dont la cible privilégiée, pour ne pas dire unique, fut la femme au foyer, vecteur de son succès.

Ce succès n'est toutefois pas immédiat, et il faudra attendre vers 1975 pour que la fête devienne réellement populaire. Il aura donc fallu près de 40 ans pour cela !

De nos jours, on estime qu'à peu près la moitié des japonaises pratiquent la coutume. Elles y consacrent en moyenne 1000 ¥ (10 €), ce qui représente un chiffre d'affaire au niveau national de 60 milliards de yen, soit 600 millions d'euros environ.

Enfin, elles en offrent chacune en moyenne à 4 ou 5 hommes (60 % des célibataires dans les 20 ans en offrent à plus de 6 hommes, ce qui est bien compréhensible !).

Les jeunes filles sont peut-être de véritables expertes en matière de stratégie. Chaque année, elles préparent l'opération « Saint-Valentin » du 14 février. C'est le jour où elles peuvent déclarer ouvertement leur amour en offrant du chocolat à leur élu, sans avoir à craindre le qu'en-dira-t-on. Mais elles doivent en même temps offrir des friandises aux autres représentants du sexe fort de leur entourage, afin de ne pas blesser leur fragile ego. Elles se trouvent donc obligées de recourir à des stratégies qui visent, d'une part, à différencier les cadeaux offerts à l'élu de leur coeur et aux autres, et d'autre part, à rentrer dans leurs frais, en dégageant, comme c'est de plus en plus souvent le cas, un « retour sur investissement » important, grâce aux cadeaux qui leur seront offerts en échange.

Les hommes retourneront éventuellement les faveurs qui leurs ont été prodiguées un mois plus tard, le 14 mars. Cette journée porte le nom de jour "blanc". Cette journée fut inventée par une société fabriquant des marshmallow en 1960 (c'est la raison pour laquelle ce jour porte le qualificatif de "blanc"). Les hommes peuvent offrir tout aussi bien des sucreries que des fleurs. Cette journée du 14 mars est beaucoup moins suivie que celle du 14 février.

Il existe pour les couples et ceux qui désirent déclarer leur flamme un jour encore plus important que la saint valentin: Noël. En effet cette journée ne se passe pas en famille mais avec l'être aimé.

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Article réalisé grâce aux articles lus sur:
http://www.nihon-zen.ch/
http://www.nippon.fr/
http://www.clickjapan.org/

dimanche 27 janvier 2008

Hanoi, Vietnam

On m'a souvent demandé depuis quand je suis passionné par l'Asie, et j'ai toujours été incapable de répondre à cette question. Ce que je sais, c'est que le premier pays pour qui j'ai éprouvé de l'intérêt, c'est le Vietnam.

Seulement voilà, la première fois que je suis allé en Asie, c'est la Thaïlande que j'ai choisi (pour des raisons financières et de temps), et j'y ai rencontré ma femme. Je suis donc retourné à de nombreuses reprises au pays du sourire, en repoussant à chaque fois ma première fois au Vietnam.

En juin 2007, profitant d'un nouveau voyage en Thaïlande avec ma femme, mon fils et ma mère, pour présenter Mathys à ses grands-parents, nous avons fait une escapade de 4 jours à Hanoi, certainement avec Tokyo et Hong Kong la ville que je désirais voir le plus au monde.
Je vous livre donc ces quelques clichés, d'autres viendront, notamment ceux que j'ai pris dans la magnifique Baie d'Along.

Le quartier au 36 métiers, le vieux quartier français et sa cathédrale, le temple de la littérature, le lac de l'épée restituée avec le temple Ngoc Son et son célèbre pont rouge, le mausolée Ho Chi Minh...

En voici une petite présentation sur Wikipedia:

Hanoï (en vietnamien Hà Nội, c'est-à-dire « la ville au-delà du fleuve »; Chữ nho: 河内) est la capitale du Viêt Nam, située sur le delta du fleuve Rouge (Sông Hồng) qui charrie ses eaux boueuses vers le golfe du Tonkin. En 2004 sa population est estimée à plus de trois millions d'habitants[1]. Ces derniers sont appelés les Hanoïens. Mais la ville n'est pas la plus grande du Vietnam elle est largement dépassé par sa puissante rivale du sud Saigon, qui reste toujours le poumon économique du pays.








dimanche 20 janvier 2008

Un repas...léger, léger!

En Thaïlande, contrairement en France où les repas s'articulent autour d'un plat principal, il est courant de préparer plusieurs plats dans lesquels les invités viennent picorer.

Les photos suivantes ont été prises hier, et devinez pour combien tout cela était prévu?

10?...c'est moins!

7?...c'est moins!

5?...c'est moins!

La réponse est...3!






vendredi 4 janvier 2008

Why le Wai?

Un des charmes indéniables de la Thaïlande réside dans la manière qu'on les gens de se saluer, ou de dire merci. Une gestuelle élégante, qui, selon comment vous faites ce geste, marque la différence d'âge ou la différence de statut social entre les deux personnes.

En voici la description par un site touristique:

Le geste traditionnel de salutation se nomme “wai” (les paumes des mains sont unies en un geste de prière et placées à hauteur de poitrine, menton ou même front ; ceci dépend du statut de la personne que vous saluez). Il y a donc différents niveaux de salutations ; le mieux étant de faire le même « wai » que celui qui vous est donné. La plupart des thaïlandais ne sont pas accoutumés à serrer la main, mail ils s’y font de plus en plus lorsqu’ils rencontrent des occidentaux.

En règle générale, la culture thaïlandaise est basée sur la politesse et la modestie. Les femmes étrangères se baignant ou se baladant sans le haut sont mal vues de la part des thaïs.
Lorsque vous visitez un temple bouddhiste, habillez vous modestement ; épaules et cuisses devant être couvertes. C’est une bonne idée d’avoir avec vous un sarong pour le cas où vos pas vous amèneraient à visiter un temple.






Paradorn Srichapan, n°1 thaï et dans le Top 20 ATP salue le public ainsi à l'issue de chacun de ses match.



Et même les personnages les plus connus s'y mettent: